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Peux-tu te présenter s’il te plaît ?

Deborah: Deborah Cohen, 32 ans, fondatrice de Dire Agency. J’ai un diplôme de négociant en art contemporain et un master en stratégie et communication des marques. J’ai réalisé mes études à Paris, New York et Londres.

Quelle est ta vision du marché de l’influence ? Est-il arrivé à maturité ? S’est-il structuré depuis son explosion ou alors des efforts restent-ils encore à faire ?

Deborah: L’influence se professionnalise de plus en plus et il y a encore plus d’influenceurs chaque année. Cela devient pour les influenceurs ultra concurrentiel alors qu’il y a 4, 5 ans, il y avait encore beaucoup de place. Le marché commence à se structurer que ce soit du côté des influenceurs que du côté des marques, mais ce n’est pas encore fini, il y a encore des progrès à faire des deux côtés !

Quelle est votre démarche chez Dire quand vous montez des campagnes d’influence pour vos clients ?

Deborah: On a une démarche sur mesure. Nous créons des campagnes pensées à la fois pour le client et pour l’influenceur pour que le message soit en totale adéquation des deux côtés. Nous sommes à la fois réputés pour notre créativité, mais aussi pour nos connaissances dans le milieu. En fonction des clients, les objectifs sont naturellement différents : notoriété, acquisition, référencement…

Quelle est pour toi la meilleure campagne d’influence jamais créée jusqu’à aujourd’hui ?

Deborah: Ça dépend de l’année ! Je pense notamment à la marque de montres qui avait à l’époque arrosé le marché, une telle campagne ne serait plus possible aujourd’hui pour un manque d’authenticité de la part des influenceurs. Évidemment, je vais parler d’une de nos campagnes, il y a 2 ans de ça, nous avions créé un hold-up pour la marque Flying Tiger. Le pitch c’était : 1 min pour piquer 10 articles dans la boutique. On a jamais eu autant d’influenceurs qui faisaient la queue. Tous se sont beaucoup amusés et nous avons eu énormément de retombées avant, pendant et après.

Que penses-tu des agences où des marques qui veulent, demain, « marketer » l’influence, et acheter des campagnes au CPM pour normaliser les prix des influenceurs ?

Deborah: Je pense que ça vaut le coup de se poser la question effectivement. En revanche, il y a des influenceurs que nous prenons à l’agence pour l’image et d’autres pour de la conversion. Donc ces KPI’S que tu cites ne devraient pas être les mêmes en fonction de l’objectif.

Comment vois-tu le manque de transparence chez certains influenceurs qui n’affichent pas de mention « sponsorisée » dans leurs collaborations avec les marques, quand justement l’influence marketing doit représenter une certaine authenticité dans la communication ?

Deborah: Est-ce que quand tu es un sportif sponsorisé et que tu portes un t-shirt de la marque, tu ajoutes une étiquette : sponso ? Je pense que la question n’est pas là, mais plus dans la  ligne éditoriale de l’influenceur, c’est à lui de choisir les bons partenaires, les bonnes marques qui lui ressemblent pour que cela s’inscrive dans un discours d’authenticité. C’est aussi à l’influenceur de raconter ses collaborations et pourquoi il les a choisi.

Comment imagines-tu l’avenir de l’influence ?

Deborah: Encore plus concurrentiel, mais toujours un bel avenir ! Le principe n’est pas épuisé, mais il  va falloir que les marques, les agences et les influenceurs travaillent ensemble pour construire des projets qui font du sens.

Daphné Moreau : « je n’accepte que des collaborations qui m’enthousiasment et correspondent à ma ligne éditoriale »

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