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Le 27 décembre dernier, la célèbre youtubeuse Horia poste une vidéo dans laquelle elle explique à ses 2 millions d’abonnés la façon dont les influenceurs travaillent avec les annonceurs, elle y mentionne les dérives d’un ciblage de moins en moins établies côté marques et les comportements parfois insistants de certaines d’entre elles. Horia a accepté de répondre à cette interview évoquant la transformation du secteur notamment dans les partenariats rémunérés.

Depuis combien de temps es-tu YouTubeuse ? Depuis quand vis-tu pleinement de YouTube ?

Horia : Je suis youtubeuse depuis 6 ans et demi. J’ai commencé quand j’étais au lycée, et j’en vis pleinement depuis 4 ans à peu près.

Quel est ton regard sur l’évolution de YouTube et sur la multiplication des vidéos sponsorisées depuis quelque temps ?

Horia : Je suis très heureuse de voir que YouTube aujourd’hui est quasiment incontournable. Que l’on recherche des astuces beauté, cuisine, gaming, bricolage, la réponse est forcément sur YouTube 🙂 . Plus cela prend de l’ampleur et plus les marques s’y intéressent, forcément. C’est important que les créateurs puissent vivre de leur passion, je trouve ça super ! Les vidéos sponsorisées ne me dérangent pas quand elles sont bien faites et qu’elles ne gênent pas l’expérience des abonnés, ce qui peut arriver.

Comment répartis-tu ton temps entre la création de contenus organiques et la création de contenu sponsorisé ?

Horia : En 2018, j’ai réalisé 56 vidéos YouTube, dont 7 sponsorisées. Elles restent en minorité, car je préfère la qualité à la quantité. En termes de création, une vidéo sponsorisée demande plus d’organisation, car il y a un travail en amont avec la marque concernée. Mon but est toujours de satisfaire mes abonnés avant tout, puis la marque, et évidemment que je m’épanouisse dans la création du contenu en question !

Que conseilles-tu aux marques et aux agences pour améliorer leur relation avec leurs ambassadeurs ?

Horia : Mon conseil pour les marques et agences est qu’elles ne doivent pas oublier qu’elles ne sont pas seules. Un mail insistant ne paraît rien comme ça, mais les youtubeurs en reçoivent des centaines par jour (dans le secteur de la beauté en tout cas). Quant aux envois, ils sont de moins en moins ciblés. Il m’arrivait de recevoir des fonds de teint dans toutes les teintes (parfois 40), sauf la mienne. C’est pour ça que j’ai décidé de stopper les colis des marques. Même si je suis très reconnaissante, je préfère acheter mes produits moi-même et éviter le gaspillage.

Comment vois-tu l’évolution des youtubeurs dans les prochaines années ?

Horia : Je vis cette aventure YouTube au jour le jour. On ne peut pas vraiment savoir ce qu’il va se passer. Mais les youtubeurs ont une place de plus en plus importante. Bilal Hassani par exemple est en excellent chanteur, mais sa notoriété a explosé sur YouTube. Aujourd’hui, il a su transformer ça et s’imposer en télé. C’est extraordinaire !

Et pour finir, aurais-tu un conseil pour une personne qui voudrait lancer sa chaîne aujourd’hui ?

Horia : La base, s’éclater ! On ne commence pas YouTube en se disant que ça va devenir notre métier, on le fait pour s’amuser, partager ! Si vous êtes régulier, le reste suivra 😉

Retrouvez Horia sur ses réseaux sociaux : YouTubeInstagram et son blog.

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